Études et publications
Premier volet du Plan robuste pour l’économie française – Shift Project
Dans le premier volet de son Plan robuste pour l’économie française, le Shift Project désigne vingt chantiers incontournables pour réussir la transition bas-carbone. Le déploiement massif du vélo arrive en première position, avec un objectif de 25 % des distances parcourues au quotidien en 2050. Le Réseau vélo et marche, auditionné dans le cadre de ces travaux, salue la place accordée aux modes actifs dans ce plan d’ampleur, présenté devant 1 500 personnes en présence du ministre de l’Industrie.
Impact socioéconomique des usages du vélo en France
L’ADEME a présenté le 28 avril son étude « Impact socioéconomique des usages du vélo en France ». L’étude constate une forte progression de la pratique cyclable : 24 % des Français pédalent au moins une fois par semaine, soit le double de 2012. Cette progression génère des effets positifs en cascade, sur la santé, l’environnement, la congestion urbaine et l’accès à l’emploi. Elle dynamise aussi l’ensemble de l’écosystème économique : le secteur pèse 3,1 milliards de chiffre d’affaires, dont 58 % portés par les VAE, tandis que la réparation, le tourisme à vélo et la cyclologistique montent en puissance. Grace à l’engagement des collectivités, les aménagements cyclables ont progressé de 14 % depuis 2022, les stationnements de 44 %.
Présentation de l’étude WWF – FUB sur les REV dans 30 agglomérations françaises
En février 2026, le WWF France a publié une étude sur les projets de Réseaux Express Vélo (REV) dans les 30 principales agglomérations françaises.
Menée en partenariat avec la FUB, l’étude évalue le niveau d’avancement de chaque projet tout en mettant en avant les bénéfices socio-économiques et environnementaux (entre autres : desserte, désenclavement, report modal) qu’ils seraient en mesure d’apporter aux territoires une fois réalisés.
Il s’agit d’une publication WWF France réalisée en partenariat avec la FUB, avec le soutien de l’ADEME et l’appui technique de MOBAM et de BL Évolution.
Les mobilités rurales au prisme de la redirection écologique
Comment développer les mobilités alternatives et actives hors des villes ? Dans « Les mobilités rurales au prisme de la redirection écologique », rapport final du projet de recherche lauréat de l’AAP PREVER lancé et financé par l’ADEME, l’agence montre que la réussite ne tient pas d’abord aux infrastructures, mais à l’adhésion des habitants. Basé sur deux ans d’enquête, le rapport souligne l’importance de la co-construction et des expérimentations ancrées localement pour lever les freins.
Pour qui roule la voiture de fonction ?
Cette étude du Forum Vies Mobiles pointe les impacts sociaux, fiscaux et environnementaux du système de voitures de fonction: lorsque 5,8 % des actifs en bénéficient, ces 1,5 million de véhicules représentent près d’un quart des immatriculations neuves. L’étude souligne aussi que 70 % des kilomètres sont parcourus pour des usages personnels et que le dispositif coûte 1,8 milliard d’euros par an aux finances publiques. Le think tank appelle à réorienter ces avantages vers des crédits mobilité et des alternatives à la voiture.
Réseaux Express Vélo : ces villes qui améliorent le quotidien des français
Une étude coréalisée par la FUB et WWF, soutenue par l’ADEME, révèle l’important potentiel des REV dans les 30 plus grandes agglomérations : 15 millions d’habitants desservis, 70 % de la population à moins de 3 minutes à vélo, 81 % des emplois accessibles. À la clé : 450 000 tonnes de CO₂ évitées/an, jusqu’à 1 000 € d’économies par ménage, 3 Md€ de bénéfices sanitaires. A ce jour, 32 % des réseaux sont réalisés en moyenne. Avec un budget de 150 M€ pour 200 km, soit 6 fois moins qu’une rocade, les REV sont une alternative peu couteuse pour accélérer la décarbonation du transport (30 % des émissions de gaz à effet de serre en France) et atteindre 12 % de part modale en 2030.
Comment mieux partager la route pour développer le vélo en territoire peu dense ?
La Fondation pour la Nature et l’Homme présente une méthode pour développer le vélo en territoires ruraux et périurbains sans bétonner davantage. Le constat est éclairant : il suffirait de mobiliser 3,5 % du réseau routier pour créer des itinéraires cyclables continus et sécurisés, pour un coût divisé par six et avec 40 fois moins d’artificialisation qu’une piste classique.
Réaffectation de voies : valoriser le réseau rural au service des mobilités actives – AF3V
Dans un livret pensé comme un outil d’aide à la décision pour les collectivités, l’AF3V se penche sur une solution peu coûteuse pour développer les mobilités actives dans des territoires dominés par la voiture. Témoignages, retours d’expériences et clés méthodologiques visent à inspirer les élus, à l’approche des municipales.
Recommandations techniques pour les aménagements cyclables partagés avec des cavaliers
La DREAL Normandie publie des recommandations pour concevoir des voies vertes partagées entre cyclistes et cavaliers. Menée en 2025 avec Vizea, l’étude s’appuie sur 3 territoires pilotes et une centaine d’entretien avec les usagers.
Potentiel de changement de classification des routes pour développer les usages des modes actifs et/ou légers
Et si la solution pour proposer un réseau cyclable sécurisé se trouvait dans nos routes existantes ?Cette étude réalisée par BL évolution pour l’ADEME révèle un potentiel massif : sur les 1,1 million de kilomètres de voirie en France, seuls 345 000 km sont indispensables au transit motorisé. Près de 400 000 km pourraient ainsi être requalifiés en priorité pour les modes actifs et légers sans nuire à la circulation. Face au coût croissant de l’entretien routier, changer l’usage de ces voies peu circulées devient stratégique pour le milieu rural. De la modération de vitesse à la modification d’accès, l’étude propose un mode d’emploi complet pour aider les collectivités à transformer l’existant en itinéraires continus et attractifs.