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Pour une rentrée scolaire à pied et à vélo

La rentrée est là, et avec elle un mot qui revient chaque année, celui des bonnes habitudes. Bonnes habitudes de travail, bonnes habitudes de vie, et pour le Réseau vélo et marche, bonnes habitudes de déplacement.

La voiture reste omniprésente, y compris sur de très courtes distances. Un tiers des enfants la prennent tous les jours ou presque pour se rendre à l’école. Pourtant, la distance moyenne réelle entre le domicile et l’établissement n’est que de 5,3 km, quand les parents la surestiment très largement en la déclarant en moyenne à 7,7 km. Cet écart de perception n’est pas neutre, il pèse directement sur le choix du mode de déplacement.

La marche, premier mode de déplacement des enfants en France hexagonale, recule pourtant à mesure qu’ils grandissent, passant de 55 % en primaire à 39 % au lycée. Le vélo, lui, reste un potentiel largement inexploité. 85 % des enfants en possèdent un, mais seuls 6 % l’utilisent quotidiennement, et les trois quarts de sa pratique restent cantonnés aux loisirs plutôt qu’au déplacement utilitaire.

Plus préoccupant encore, nous assistons à un recul intergénérationnel de l’autonomie. Les enfants d’aujourd’hui réalisent leur premier déplacement seuls à 11,6 ans en moyenne, contre 10,6 ans pour leurs parents au même âge. En cause, des craintes parentales en forte hausse, plus des trois quarts des parents jugent la marche et le vélo plus dangereux qu’à leur époque.

Ce recul de l’activité physique quotidienne n’est pas sans conséquence sur la santé des enfants. La sédentarité, favorisée par la généralisation du trajet scolaire en voiture, est aujourd’hui identifiée par les autorités sanitaires comme un facteur de risque majeur, associé à la hausse du surpoids et de l’obésité infantile, à des troubles musculo-squelettiques précoces et à des effets délétères sur la concentration et le bien-être psychologique. Se rendre à l’école à pied ou à vélo n’est donc pas seulement une question de mobilité, c’est aussi l’un des leviers les plus simples et les plus réguliers pour intégrer une activité physique quotidienne dans la vie des enfants, à un âge où les habitudes se construisent durablement. Ces bénéfices sur la santé physique et mentale sont largement documentés dans le bulletin « Debout l’info ! » n°12 de l’Onaps, consacré aux mobilités actives scolaires.

Face à ces constats, le Savoir Rouler à Vélo constitue l’un des leviers les plus concrets pour redonner aux enfants les moyens de leur autonomie. Mais l’ambition, elle, marque le pas. Après une progression continue (+17 % d’enfants formés entre 2024 et 2025, pour atteindre 264 361 attestations, soit un peu moins d’un tiers de la classe d’âge), l’objectif fixé pour 2026 a été gelé à ce même niveau, loin des 650 000 enfants initialement visés. Et la fin du programme Génération Vélo, qui avait accompagné plus de 2 400 collectivités en quatre ans, fait planer un risque réel de ralentissement, en particulier dans les territoires les plus dépendants de cet accompagnement. Cette pause ne doit pas être un renoncement, et notre ambition pour l’autonomie et la sécurité des enfants à vélo doit rester intacte.

Ces chiffres ne sont pas une fatalité. Ils dessinent au contraire une feuille de route claire pour notre réseau et pour les collectivités : sécuriser les itinéraires, déconstruire les représentations erronées sur les distances et les risques, et donner aux enfants les moyens de retrouver le chemin de l’école à pied ou à vélo. C’est tout le sens de notre engagement, cette rentrée encore, aux côtés des territoires qui font le pari de la mobilité active dès le plus jeune âge.

C’est précisément pour avancer collectivement sur cette feuille de route que nous vous donnons rendez-vous du 30 septembre au 2 octobre à Nancy, pour nos Rencontres du Réseau vélo et marche. Un parcours dédié à l’écomobilité scolaire y sera proposé pour outiller les collectivités face à ces constats, avec des solutions qui fonctionnent déjà sur le terrain, et pour continuer à avancer collectivement.

*Données issues de l’étude ADEME/6t « Les pratiques de mobilité des enfants de la maternelle au lycée en France » (2025), Bulletin officiel du ministère des sports n° 18 du 30 avril 2026 et du bilan du programme Génération Vélo (FUB/SOFUB, 2021-2025).

 

Plusieurs leviers sont à la disposition des collectivités pour agir concrètement, qu’il s’agisse d’engager un diagnostic des trajets domicile-école, de formaliser un Plan de déplacement établissement scolaire (PDES), de sécuriser les abords des établissements par des aménagements dédiés, ou de proposer aux enfants des animations de sensibilisation et des dispositifs collectifs comme le pédibus ou le vélobus.

Retrouvez les ressources liées à l’écomobilité scolaire sur le portail dédié :

Mobiscol.org

Nous nous souhaitons, à toutes et tous une belle rentrée, active autant que possible.

 Thibault Hardy

L’apprentissage du vélo pour les enfants et adolescents en situation de handicap

Mobiscol présente dans cette publication les principaux freins à l’inclusion du public en situation de handicap dans les projets d’apprentissage vélo, et les solutions, méthodes et ressources existant pour y faire face, et rendre l’apprentissage du vélo plus inclusif.

Ce document est à destination de toute personne mettant en place des projets d’apprentissage vélo et souhaitant inclure les enfants et jeunes en situation de handicap. Il a été réalisé à la suite d’une réunion de travail avec plusieurs acteurs ressources sur le sujet.

Préparer l’entrée en 6ème – Parlons multimodalité et écomobilité

Le Réseau vélo et marche, Mobiscol, le Cerema, et l’UTPF sont ravis de vous présenter un guide sur l’éducation à la multimodalité et l’écomobilité. Collectivités, opérateurs, associations… de nombreux acteurs profitent de l’entrée au collège pour apprendre aux enfants à se déplacer en autonomie et de manière durable.  Après un rappel sur les enjeux et bienfaits de cette approche, vous trouverez dans ce document des exemples d’initiatives ludiques et pédagogiques.  Ce document a été réalisé dans le cadre du groupe de travail Cohabitation TC / vélo / marche, dont nous remercions les contributeurs.

Les financements de l’écomobilité scolaire

Cette fiche a pour objectif de recenser et structurer l’ensemble des financements mobilisables pour soutenir des projets d’écomobilité scolaire, qu’ils portent sur : des aménagements cyclables et piétons ; des équipements et stationnements vélos ; des actions éducatives et pédagogiques (Savoir Rouler à Vélo, marche, sécurité routière) ; de l’ingénierie, de la concertation et de l’expérimentation ; des services de mobilité adaptés aux territoires, notamment ruraux ou prioritaires.

Catalogue des aménagements écomobilité scolaire

Publié par Mobiscol, plateforme co-portée par le Réseau vélo et marche et Vivacités Ile-de-France, ce catalogue inventorie les aménagements possibles dans les établissements scolaires, à leurs abords et pour les rabattements. L’édition s’appuie sur des exemples concrets de réalisations et livre des recommandations, des points de vigilance et les mesures devant accompagner leur mise en œuvre. Des ressources pédagogiques et techniques ainsi que les financements mobilisables complètent cet outil destiné aux porteurs de projets.

L’écomobilité scolaire en territoires peu denses

L’enjeu des mobilités est particulièrement crucial dans les zones peu denses, mais les ressources techniques, sociales et économiques y sont aussi moins importantes, ainsi que les alternatives à la voiture.

La configuration spatiale des fonctions et des activités des territoires peu denses, freinent l’impulsion de solutions alternatives à la voiture individuelle telles qu’elles sont développées en ville. Les distances entre le domicile et l’école sont plus importantes, traversées par des routes à grande vitesse, avec peu d’infrastructures en faveur des modes actifs ou sur un maillage qui ne répond aux trajets vers l’établissement scolaire. Enfin, les contraintes liées au relief jouent également un rôle crucial dans le développement des mobilités actives, freinant ainsi leur utilisation.

Le Plan de Déplacement Etablissement Scolaire (PDES) : l‘outil de planification de l’écomobilité scolaire

En 2025, Mobiscol a créé un groupe de travail afin de dresser un certain nombre de recommandations dans la mise en place du PDES, ce qui a donné lieu au livrable ci-contre. Ce dernier revient sur la méthodologie du PDES par des retours d’expérience, identifie les bonnes pratiques et les freins, ainsi que les moyens de concertation, de pérennisation et d’évaluation du projet.

Ce livrable sera complété par la mise à disposition des outils méthodologiques et pédagogiques issus du programme Moby, qui seront libres de droits et accessibles en 2026 sur la plateforme de l’ADEME.

Le SRAV, de la politique à la pratique dans les collectivités

Le programme national Savoir Rouler à Vélo (SRAV) , lancé en 2018 avec pour objectif de former 850 000 enfants par an d’ici 2027, est au cœur des initiatives menées par les collectivités pour ancrer le reflexe des modes actifs dans les déplacements du quotidien.

Ce dossier met en lumière la progression du dispositif, tout en soulignant les défis persistants, notamment dans les quartiers prioritaires, où la pratique du vélo est deux fois moins observée. Elle met également en avant le rôle crucial des collectivités locales dans la mise en œuvre de ces programmes, ainsi que les différentes stratégies et défis logistiques auxquels elles sont confrontées.

Le dossier explore également les moyens de soutien disponibles, tels que le programme Génération Vélo, qui a déjà bénéficié à plus de 56 000 enfants. Il insiste sur l’importance d’une approche intégrée pour encourager efficacement les mobilités actives et l’apprentissage du vélo dès le plus jeune âge. Des pistes pour accentuer le déploiement du SRAV sont également proposées.

Écomobilité scolaire, quelles actions pour des territoires plus sûrs et plus accueillants ?

Le trajet vers l’école est le premier trajet régulier pratiqué par l’enfant. Cela représente 26 millions de trajets domicile-établissement scolaire qui réalisés chaque jour en France par les élèves, les enseignants et les personnels des écoles maternelles, élémentaires, des collèges et des lycées.

Des déplacements quotidiens qui restent majoritairement effectués en voiture et qui constituent plusieurs enjeux de santé, d’autonomie, de sécurité et de lutte contre la pollution de l’air. Les collectivités œuvrent depuis plus de 20 ans en faveur de l’écomobilité scolaire et portent plusieurs actions développées dans ce dossier.

Un éclairage soutenu par l’Agence de la transition écologique (Ademe), dans le cadre de la dynamique Mobiscol, coportée par le Réseau vélo et marche et Vivacités IdF.

Les pratiques de mobilité des enfants de la maternelle au lycée en France

L’Ademe, accompagnée par 6t-bureau de recherche, a ainsi réalisé une vaste enquête sur les pratiques de mobilité des enfants de la maternelle au lycée en France. 5 000 parents dans l’Hexagone et 500 parents dans les DROM (Réunion, Guadeloupe, Martinique, Guyane) ont été interrogés par le biais d’un questionnaire diffusé au printemps 2025. En complément, une enquête a été menée auprès de quelques 500 jeunes de 18 à 20 ans. Cette étude fournit des données inédites et représentatives sur l’équipement et les pratiques de mobilité des enfants de 3 à 18 ans en France, ainsi que sur les perceptions parentales et celles de jeunes adultes de 18 à 20 ans. L’usage des différents modes par des enfants de différentes classes d’âges, ainsi que les pratiques de déplacement aussi bien vers le lieu d’études que pour des motifs de loisirs. Cette étude s’intéresse également au processus d’autonomisation des enfants dans leurs déplacements (âge, conditions) et met au jour des différences selon l’âge des enfants, leur genre ou encore le type de territoire de résidence.

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