Le Réseau vélo et marche s’engage pour remettre du vélo dans la loi-cadre
16 avril 2026 – Bonne surprise de dernière minute :
Le vélo rentre dans la loi-cadre transports ! Grâce à une mobilisation de parlementaires engagés, dont nombreux sont membres du Club des élus nationaux pour le vélo et la marche, le Sénat a adopté, dans la soirée du 15 avril 2026, un amendement visant à intégrer les infrastructures cyclables dans les champs des lois de programmation des infrastructures. Le Réseau vélo et marche et la FUB ont été pleinement mobilisés pour l’adoption de cet amendement, ayant eu l’occasion de le défendre lors d’une audition à l’invitation du rapporteur du texte, Didier Mandelli et en présence des sénateurs Olivier Jacquin et Jacques Fernique.
Une adoption qui permet d’acter l’intégration d’objectifs de financement pour le développement du cyclable dans la future loi de programmation pluriannuelle, seule feuille de route permettant de définir précisément les investissements futurs de l’État dans une stratégie au moins décennale.
D’autres amendements travaillés par le Réseau et la FUB seront examinés aujourd’hui, visant à développer l’intermodalité vélo lors de la création de gares routières. Le vote du projet au Sénat est prévu le 28 avril. Ensuite, sous réserve d’une inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, le texte sera examiné par les députés d’ici l’été.
La co-présidente du Réseau, Françoise Rossignol, était auditionné ce matin au Sénat (26 mars), aux côtés de la FUB, par Didier Mandelli, sénateur de Vendée et rapporteur du projet de loi-cadre sur les transports.
Il y a six ans, la LOM reconnaissait le vélo comme un mode de transport à part entière, avec des avancées concrètes : introduction dans la loi du schéma national des véloroutes, renforcement des obligations des gestionnaires de créer des aménagements cyclables lors des rénovations de voirie, amélioration de la visibilité aux passages piétons, renforcement des objectifs de création de places de stationnement vélo en gares, etc.
La loi cadre doit être l’occasion d’aller plus loin. Le Réseau vélo et marche salue l’ambition d’une loi de programmation et défend la nécessité d’y intégrer le développement de la marche et du vélo et le maillage cyclable comme un objectif à part entière, au même titre que les transports ferroviaires, routiers, fluviaux et portuaires. La mise en œuvre de politiques cyclables locales ne peut se faire sans l’octroi de financements pluriannuels dédiés.
Les échanges au cours de cette audition ont également porté sur l’article 21 de cette loi-cadre, qui favorise le développement des voies cyclables en élargissant la liste des aménagements éligibles dans le cadre d’une réalisation ou rénovation des voies urbaines. Un dispositif qui s’accorde aux réalités des collectivités, en leur accordant une souplesse nécessaire permettant d’augmenter le développement du maillage cyclable à l’échelle nationale. Françoise Rossignol a salué cette évolution, en précisant que celle-ci doit s’accompagner de conditions explicites afin de saisir toutes les occasions de rénovation de la voirie pour renforcer la sécurité des usagers. La question des gares routières a également été abordée, afin de prévoir une bonne desserte à pied et à vélo, ainsi que des places de stationnement vélo.
Le Réseau vélo et marche continuera sa mobilisation ces prochains jours auprès des parlementaires membres du Club des élus nationaux pour le vélo et la marche afin de renforcer la place du vélo dans cette loi structurante pour les transports du quotidien.