Se déplacer dans les quartiers prioritaires : faire de la marche et du vélo des leviers d’inclusion
Dans les quartiers prioritaires, les mobilités actives occupent déjà une place importante, mais elles restent trop souvent contraintes. dès lors, comment faire pour que la marche et le vélo ne soient plus des mobilités de défaut, mais deviennent de véritables leviers d’autonomie, de santé, d’émancipation et de justice territoriale ? Une même conviction s’est dégagée des témoignages du département de la Seine-Saint-Denis (93), de Carpentras (82) et de Colombes (92), : les solutions existent, à condition d’articuler aménagement, accompagnement, action sociale et coopération locale. Retour sur le webinaire organisé par le Réseau vélo et marche qui a réuni 160 personnes le 17 mars dernier.
Un contexte territorial marqué par des mobilités plus lentes et plus contraintes
Les quartiers prioritaires concentrent des fragilités sociales et territoriales qui pèsent directement sur les conditions de déplacement. La France compte 1 362 quartiers prioritaires, qui regroupent 5,3 millions d’habitants en 2024. 44,7 % de leurs habitants vivent sous le seuil de pauvreté, 23,4 % sont au chômage, et 44,6 % des ménages n’ont pas de voiture (contre 18,5 % hors QPV). À ces fragilités s’ajoutent des obstacles spatiaux importants : 90 % des QPV sont concernés par des coupures urbaines, les habitants y effectuent 10 % de déplacements en moins qu’hors QPV et 15 % déclarent ne pas s’être déplacés dans la journée.
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